Pour nous, Montfort a été le point tournant

27 novembre 2019

 

Alexandre avait environ deux ans quand les médecins ont détecté chez lui un retard de développement. Trois ans plus tard, alors qu’il commençait l’école, ses parents, Lucie et Bernard, recevaient un diagnostic de déficience intellectuelle à son égard. Pour que leur petit bonhomme énergique, souriant et attachant puisse réaliser son plein potentiel, ils ont dû faire preuve de résilience, de persévérance et de créativité.

Photo de la famille Charron-Raymond et photo d'Alexandre à cheval

« L’enfance d’Alexandre est loin d’avoir été facile, » raconte Bernard. « Nous avons dû faire face à plusieurs défis, à des déceptions et à des échecs. Mais c’est vraiment à l’adolescence que tout s’est écroulé. Il a commencé à manifester de nombreux problèmes de comportement, dont l’agressivité et la violence. Plus le temps avançait, plus les choses empiraient. »

Ayant toujours été bien encadré par sa famille, les parents d’Alexandre ont tout essayé avant d’accepter de lui faire prescrire des médicaments. Pour Alexandre, les diagnostiques étaient nombreux—bipolarité, schizophrénie—mais tous incertains. Pour lui permettre de recevoir les soins dont il avait besoin, ses parents ont obtenu un ordre de la Cour pour le placer dans un établissement. Son placement fût suivi de consultations avec de nombreux psychiatres.

« Malheureusement, leur solution passait toujours par la médication, » affirme Lucie. « Mais en prenant de plus en plus de médicaments, on voyait Alexandre tranquillement s’échapper dans son propre monde. Il est devenu comme un zombie. Il a fini par arrêter de parler complètement pendant un an. Il en a fait une dépression. »

En raison d’un manque de financement, les listes d’attente sont excessivement longues pour accéder aux peu de ressources disponibles pour les adultes ayant des déficiences intellectuelles dans la région de l’Outaouais québécois. C’est en explorant les ressources disponibles à Ottawa que la famille a obtenu de l’aide.

« C’est à ce moment-là qu’on nous a mis en contact avec un psychiatre à Montfort, » raconte le couple. « Après une entrevue intense de 12 heures, il nous a finalement confirmé qu’Alexandre ne souffrait pas du trouble bipolaire, ni de schizophrénie. Il était autiste. Ce fût un choc, mais nous étions en même temps soulagés de savoir qu’Alexandre recevrait finalement les soins dont il avait tant besoin. »

Pour se rétablir, Alexandre devait maintenant être sevré de tous ses médicaments. Pour assurer sa sécurité, il a été admis à l’unité de santé mentale sécurisée de l’Hôpital Montfort, où il a passé neuf semaines.

« Alexandre ayant l’âge mental d’un jeune enfant, on ne pouvait pas s’imaginer le laisser seul pendant neuf semaines. On l’a donc accompagné tout au long de son séjour. C’était très difficile parce qu’il devait parfois être confiné à une pièce capitonnée lors de ses crises d’anxiété. Mais Montfort a vraiment été le tournant pour lui. Son comportement s’est amélioré, ses nouveaux médicaments étaient efficaces et il a recommencé à communiquer. Il riait et s’intégrait aux autres.

Le personnel était tellement humain. Il traitait Alexandre avec énormément de respect. Chaque membre prenait le temps de lui expliquer, à lui et non à nous, tout ce qu’il lui faisait. Comme parent, c’est difficile de s’imaginer que d’autres personnes peuvent prendre soin de ton enfant aussi bien que toi. Mais l’équipe à Montfort était capable. Elle était exceptionnelle! Elle l’a apprivoisé et on en a pleuré. »

Pour continuer d’avoir accès aux ressources disponibles, la famille d’Alexandre a dû éventuellement déménager à Ottawa.

« Depuis son séjour en santé mentale, on est revenus plusieurs fois à Montfort avec Alexandre pour divers rendez-vous médicaux. Chaque fois, on a eu une belle expérience. Notre fils, qui a toujours eu peur des hôpitaux, aime maintenant venir à Montfort. C’est assez impressionnant de voir ça, » dit Bernard.

Grâce à la qualité des soins qu’il a reçus à l’Hôpital Montfort, Alexandre est aujourd’hui un homme souriant, sociable et épanoui dont la joie de vivre est contagieuse. Bien que l’anxiété demeure un défi pour lui, il mène sa propre vie. Il habite dans un foyer de groupe qui est une oasis pour sa tranquillité d’esprit au quotidien et où il reçoit les services qu’il nécessite 24/7.

En plus de s’intéresser aux musées, de s’adonner au trampoline et au mini putt ainsi qu’à une multitude d’autres activités, Alexandre adore les chevaux et pratique la zoothérapie par l’équitation. Il garde un lien étroit avec ses parents avec qui il fait un voyage annuel, ainsi qu’avec le reste de ses proches. Il demeure toujours partant pour un séjour au chalet ou un bon ‘party’ de famille, où il passe des moments inestimables entouré des gens qu’il aime et qui l’aime—profondément.

« Pour nous, Montfort a été le point tournant dans la vie d’Alexandre et nous en serons à tout jamais reconnaissants. Notre expérience a été extraordinaire. Cet hôpital a transformé nos vies.

Montfort a fait un cadeau d’espoir et de bien-être à notre fils Alexandre. En cette période des Fêtes, aidez notre hôpital à poursuivre sa mission afin qu’il puisse faire de même pour d’autres patients et leur famille dans notre communauté. »

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Signature de Lucie Charron          Signature de Bernard Raymond

Lucie Charron et Bernard Raymond