65 ans de gouvernance

La gestion de l’hôpital catholique

De 1953 à 1969, l’Hôpital Saint-Louis-Marie-de-Montfort opère sous la charte de la congrégation religieuse catholique des Filles de la Sagesse. Sous la gouverne d’un Bureau des gouverneurs et d’un Bureau de direction, l’administration centrale est gérée par des religieuses.

Le Bureau des gouverneurs est chargé de régir les intérêts des Filles de la Sagesse en ce qui concerne l’hôpital. Il est composé de trois à cinq religieuses, nommées par le Conseil Général de la congrégation, dont la Mère Provinciale, l’Assistante Provinciale, ainsi que des conseillères.

Le Bureau de direction est responsable de l’administration locale de l’hôpital. Les membres, désignés par le Bureau des gouverneurs, sont la Supérieure provinciale de la congrégation, la responsable des finances (qu’on appelait à l’époque l’« économe provinciale ») et la religieuse nommée Administratrice de l’hôpital.

Quatre religieuses se succèdent comme administratrice de l’hôpital catholique : Sœur Marie-Angèle du Saint-Sacrement (Gracia Leduc) est en poste dès janvier 1952, avant même l’ouverture officielle, et y reste jusqu’en mai 1958; Sœur Maria de l’Assomption (Gisèle Desmarais) prend la relève intérimaire pendant quinze mois, en 1958-1959; Sœur Béatrice de l’Immaculée (Alice Guindon) occupe le poste d’août 1959 à janvier 1965; puis, Sœur Alexandre-Marie de la Croix (Cécile Pelletier) lui succède en février 1965 et demeure en poste un peu plus de trois ans jusqu’en 1969. 

Au cours des années 1960, l'inquiétude plane sur l’avenir de l’hôpital. L’établissement est mis au défi par des pressions financières et une augmentation des coûts d’opérations. Des changements s’annoncent pour assurer la survie de l’établissement, afin de se permettre d’offrir des services hospitaliers de qualité et de l’équipement médical de plus en plus moderne.

Les Filles de la Sagesse demandent l’avis des leaders francophones de la région. Il en résulte qu’en 1964 le Bureau des gouverneurs délègue ses pouvoirs à une nouvelle structure décisionnelle, soit un conseil d’administration composé de laïcs et de religieuses. Ce conseil adopte le rôle de comité protecteur pour assurer la survie de l’hôpital comme établissement francophone.

Ayant la responsabilité de la gestion totale de l’hôpital, le conseil d’administration a comme priorité l’assainissement des finances et, à la fin des années 1960, il entame des pourparlers auprès du ministère de la Santé de l’Ontario. Il se charge de régler la dette privée des Filles de la Sagesse et de négocier l’achat du terrain, des édifices, des équipements et du mobilier avec le gouvernement de l’Ontario. Le gouvernement épongera la dette de l’hôpital et accordera une charte d’incorporation au nouvel hôpital public.

Tout cela se passe sous la présidence de Me Jean-Pierre Beaulne, qui avait été le conseiller juridique de l’hôpital de 1962 à 1964 et qui devient le premier président laïc (1964 à 1967) du conseil d’administration. Il va jouer un rôle primordial dans les négociations jusqu’à sa démission en juillet 1967 lorsqu’il est nommé magistrat.

En 1969, l’Hôpital Saint Louis-Marie-de-Montfort devient une corporation publique, dorénavant connu sous le nom d’Hôpital Montfort.

La transition est bouclée en 1970.

La gestion de l’hôpital public

En 1970, c’est un nouveau chapitre qui commence dans l’histoire de l’Hôpital Montfort, une période de modernisation des services médicaux, de transformation et d’agrandissement des structures physiques, voire une période de lutte pour maintenir ses acquis et assurer sa survie. 

La gouvernance de l’hôpital public est assurée par un bureau des gouverneurs, qui sera éventuellement remplacé par l’Association de l’Hôpital Montfort, et un conseil d’administration composé de membres élus aux assemblées générales annuelles.

C’est le Bureau des gouverneurs qui gère l’hôpital des années 1970 aux années 1990. Durant cette période, le président du Bureau des gouverneurs présidait en même temps le conseil d’administration de l’hôpital. Tour à tour, des  personnes avantageusement connues de la communauté francophone locale assument la présidence : Pierre Camu (1967-1972), Jean-Louis Racine (1972-1978),  Marcel Lalande (1978-1982) et Jean-Pierre Kingsley (1982-1990).

L’Association de l’Hôpital Montfort 

L’Association de l’Hôpital Montfort remplacera le Bureau des gouverneurs et héritera de ses responsabilités : celle d'élire les membres et les dirigeants de l'Association; d'approuver les recommandations du Conseil d'administration concernant la politique linguistique de l’Association; de faire des recommandations et de réviser, rectifier, annuler ou modifier les actes du Conseil d'administration, s'il y a lieu. L’Association regroupe un maximum de 100 membres qui ont à cœur la mission et la vision de l’Hôpital Montfort. Ils sont nommés pour un mandat de quatre ans. Leur nom est retiré de la liste à la suite de leur démission, de l’échéance de leur mandat ou de leur décès.

Les conseils d’administration

Le conseil d’administration est garant des biens immobiliers et de la responsabilité publique de l’établissement.  Il fixe les objectifs de l’hôpital, détermine les priorités, contrôle son fonctionnement et évalue son rendement.  Parmi les responsabilités confiées au conseil d’administration, notons celle de déterminer les orientations spécifiques qui serviront de cadre au Directeur général, au Comité médical consultatif et au Conseil des médecins de l’hôpital.  

Depuis les débuts de l’hôpital public en 1969, treize personnes (dont une femme entrepreneure, trois politiciens et deux hauts fonctionnaires) ont présidé le conseil d’administration de l’Hôpital Montfort et contribué grandement à son évolution. Voici la liste de ces individus qui ont marqué l’histoire de l’hôpital, accompagnée d’extraits de leurs messages qui figuraient dans les rapports annuels sous leur mandat respectif.

« Nous sommes prêts à procéder [… avec un programme majeur de rénovations […]. Qu’est-ce qui nous manque? C’est bien simple. […] C’est la permission de procéder. »
Pierre Camu (1969-1972)
18e Rapport annuel 1971

« Malgré les augmentations de 8% dans les salaires, de 17% dans les denrées alimentaires, et de 15 à 20% dans les médicaments, l’administration a terminé les opérations de l’année en deçà des prévisions budgétaires. […] Ils ont accompli un tour de force qui sera difficile à réitérer durant l’année en cours avec la faible marge de 7.9% que le ministère  [de la Santé] alloue. »
Jean-Louis Racine (1972-1978)
20e Rapport annuel 1973

« [Le] Conseil d’agrément des hôpitaux du Canada  […] décernait à l’Hôpital Montfort un certificat d’excellence et un agrément de trois ans  [auxquels d’ordinaire] seuls les hôpitaux enseignants peuvent aspirer  […]  Le Conseil d’administration est bien fier de cette réussite qui ajoute au prestige de Montfort. »
Marcel Lalande (1978-1982)
25e Rapport annuel 1978

« Le Conseil d’administration est légalement et moralement chargé de diriger tous les aspects de l’Hôpital Montfort.  Il est responsable envers le patient et la communauté d’offrir des services appropriés à leurs besoins et de veiller à la qualité de ces services. […] Toutefois le soutien des médecins, employés et bénévoles de l’hôpital lui permet de mener à bien cette responsabilité. »
Jean-Pierre Kingsley (1982-1990)
Rapport annuel 1986-1987

« Une période historique pour Montfort, l’année 1991 fut marquée du progrès et du souci pour mieux répondre aux besoins de la communauté. (…) Dorénavant, le Service des urgences peut satisfaire aux demandes croissantes de la clientèle (…). Aussi, les cliniques externes (…) lui permettent (…) d’offrir des services davantage orientés vers la communauté en général et ce, sans l’hospitalisation du patient. »
L’honorable Jean-Jacques Blais (1990-1993)
Rapport annuel 1991-1992

 

« En quarante ans d’histoire, l’Hôpital Montfort a démontré sa capacité de relever les défis les plus exigeants et de s’adapter aux contraintes de son environnement. […] L’hôpital demeure donc fermement engagé à maintenir l’intégrité de sa mission unique. »
Gérard Raymond (1993-1995)
Rapport annuel 1993-1994

« Montfort n’aurait pu traverser la lutte [mouvement SOS Montfort] des quatre dernières années si certains n’avaient pas eu l’audace de s’embarquer dans le projet de la construction de l’aile Sud, donnant à l’hôpital une des meilleures infrastructures physiques de la région et lui permettant de s’embarquer pleinement dans la voie de l’efficacité et du virage ambulatoire. »
Michelle de Courville Nicol (1995-2001)
Rapport annuel 2000-2001

« Si jamais la communauté franco-ontarienne a pu douter de ses moyens, de sa force, de son excellence, elle ne peut plus avoir le moindre doute sur ses immenses talents et sa capacité de surmonter tous les défis. Le Nouveau Montfort, c’est le résultat direct du courage, de l’endurance, mais surtout, de la solidarité de la communauté franco-ontarienne. Personne n’aurait pu réussir ce que nous avons réussi ensemble. »
Pierre J.C. Lefebvre (2001-2006 et 2008-2009)
Rapport annuel 2005-2006

« D’ici moins d’un an, le Nouveau Montfort sera notre réalité. Nous vous avons déjà promis que nous serions prêts. Nous nous sommes engagés à ouvrir ce tout nouvel hôpital, l’un des plus modernes au pays, muni de tous les outils qui nous permettront d’y mettre en œuvre les meilleures pratiques existantes dans la prestation des soins. »
Denis Pommainville (2006-2007)
Rapport annuel 2006-2007

« La construction, les rénovations, les déménagements du [Nouveau Montfort étant] bien terminés, l’Hôpital Montfort amorce maintenant un nouveau chapitre; un chapitre qui le mènera jusqu’au bout de ses rêves.  Au cours des cinq prochaines années, il deviendra un centre d’excellence en soins de santé que l’Ontario français s’est toujours promis. »
L’honorable Gilles Morin (2009-2011)
Rapport annuel 2010-2011

De 2011 à 2015, Alain-Michel Sékula siège comme président du conseil d’administration. Sous son mandat, le conseil a entrepris de moderniser la gouvernance de l’hôpital. Les modifications adoptées lors de l’Assemblée générale annuelle tenue le 19 juin 2013 ont accordé au conseil d’administration une plus grande flexibilité administrative et ponctuelle dans la prise de décisions.

En 2015, Suzanne Clément devient la nouvelle présidente de l’Association.

Les administrateurs de l’Hôpital Montfort          

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Le conseil d’administration délègue la gestion quotidienne de l’hôpital à un directeur général qui en est le gestionnaire principal. Entre 1969 et 2013, trois personnes ont assumées le poste de directeur général, dont le titre est modifié à « président-directeur général » en 1997 afin de refléter les responsabilités additionnelles du poste : Guy L. D’Amours (1968-1985), Gérald R. Savoie (1986-2009) et Dr Bernard Leduc (2010 à présent).

Le président-directeur général est appuyé dans ses fonctions par une équipe de vice-présidents et de cadres supérieurs responsables respectifs selon un organigramme décentralisé.

 

 

 

 


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En 1953, l’Hôpital Saint‑Louis‑Marie‑de‑Montfort offre tous les services d’un hôpital catholique de l’époque : une salle d’urgence, une salle d’opération, des départements de pédiatrie, d’obstétrique et de radiologie, un laboratoire, une pharmacie et 200 lits. - See more at: http://www.hopitalmontfort.com/fr/les-soins-cliniques#sthash.eJ52DJ96.dpuf